Rien n'est gratuit en ce bas monde. Tout s'expie, le bien comme le mal, se paie tôt ou tard.
Le bien c'est beaucoup plus cher forcément.
Louis-Ferdinand Céline
Chap.1
Crossroads
C'était un après midi d'automne, un de ces jours gris et monotone, où le souffle d'un vent glacial vous transperce le manteau comme il transperce le cœur. La fine pluie qui tombait sur la ville depuis le début de la matinée, allait en s'estompant, quand un jeune homme se présenta devant les grilles du portail en fer forgé d’une grande bâtisse grisâtre, dont l'aspect extérieur, hormis le ton lugubre du bâtiment, semblait n’être composé que de fenêtres sur toute sa façade. Ce lieu ressemblait bien plus à un centre de détention austère qu’à une institution amicale censée le remettre dans le bon et droit chemin. Yué prit le temps de détailler les moindres aspérités de cet établissement où il devrait passer les prochains mois de son existence. En regardant son futur foyer, dressé en face de lui de façon si menaçante, il eut le profond sentiment que son séjour ici allait changer toute sa vie. Il ne savait pas encore de quelle façon, et en quoi celle-ci allait être chamboulée, mais cette impression tenace que sa vie ne serait plus la même l'avait saisit au moment même où il avait posé son regard sur l'édifice. Il regarda encore une fois la plaque argentée sur le côté droit du portail où était apposée l’inscription : Centre d’éducation spécialisé pour jeunes délinquants. Il eut un petit sourire en coin, un peu amusé d’être déjà catalogué avant même son entrée sur le territoire de la très haute société aristocratique.
« Alors voilà à quoi ressemble ce centre ?, pensa-t-il. »
Il sortit un feutre de sa poche, feutre qu’il s’était amusé à subtiliser discrètement sur le bureau de la juge, laquelle passa un temps fou à le chercher avant de se saisir d'un autre stylo et de barrer son dossier d’un bel autographe : Classé ! Son sort était à présent bel et bien scellé à cet établissement.
Yué s’approcha sournoisement de la plaque et rajouta sur l’inscription : Centre d’éducation spécialisé pour délinquants irrécupérables et termina par un bienvenue qu’il souligna d’un trait. Son forfait terminé, il poussa le portail qui grinça lentement d’une manière sinistre et pénétra dans l’enceinte de la cour. Évidement, ils avaient pensé à faire une cour couverte de gravillons afin d'entendre à la perfection les moindres allers et venues des jeunes innocents séquestrés dans cette prison d’état. Dans le silence environnant, ses pas sur le gravier résonnaient comme des sons de cloches à travers une campagne désertique. Il se demanda l’espace d’un instant si on ne lui avait pas donné une fausse adresse mais l’énorme sigle trônant au dessus du porche d’entrée lui rappela qu’il était effectivement au bon endroit. Il jeta à nouveau un coup d’œil rapide aux alentours et se retourna une dernière fois vers le portail. Personne ! Vraiment personne !
Il se décida à franchir le seuil de ce camp de vacances dont l’ouverture béante ne l’incitait pas à accélérer le pas. Le hall d’entrée était tout aussi silencieux que les abords extérieurs et il s’approcha nonchalamment de l’accueil, s’attendant à trouver une secrétaire en train de se faire une manucure personnelle au lieu de travailler. Dans un premier temps d'attente, après avoir appuyé une bonne dizaine de fois sur la petite sonnette et comme il patientait gentiment dans l'espoir que quelqu’un vienne lui répondre, il se pencha à mi-corps par dessus le comptoir afin de guetter la venue de la gentille secrétaire aux ongles manucurées qui lui indiquerait les marches à suivre. Mais tout était vide, il n’y avait pas âme qui vive. Même sur Mars, on aurait pu plus facilement prouver l’existence d’une vie intelligente. A bout de nerfs, il cria :
- Y a quelqu'un ici ?
Il n’y eut aucune réponse, pas même le
bruit du vent dans les arbres à l'extérieur. Les lieux semblaient déserts et Yué commençait réellement à s’impatienter. Il soupira, un peu excédé de s’être déplacé probablement pour rien. On
ne prenait même pas la peine de venir accueillir la jeunesse ici !
Bon, pour un début, on va bie nvoir ce que ca donne. Je ne suis pas trop du genre à m'extasier devant un premier chap (pour la, une première partie). Je vais poursuivre, me faire un avis plus constructif.
BisouxXx
Ca y est à peine arrivé qu'il commence déjà Yué, remarque c'est vrai que c'est tentent d'écrire sur les écriteaux XD
Et cette secrétaire qui se manucure les ongles au lieu de bosser, y a du vécut là dessous? XDje vien darriver dur ce blog et je suis super contente !!!!!! j'ai de nouveau une histoire a lire
en plus elle me parait longue et compliqué comme je l'ai aime !!!!!! eu enoa et yue vont être ensemble ? ou c'est pas ce couple là ? o de toute façon je verrai bie ^^ !!!!!!!!!!! vive la suite !!!!!!!!!
Par contre, par évidence même, je m'octroie le droit de conserver de façon privée le contenu modifié de notre histoire. Le copyright protège les publications au fur et à mesure mais n'évite pas le plagiat puisque nous savons tous qu'il suffit de changer le nom des personnages pour nous voler les textes et que les actions en justice sont longues et fastidieuses, même si tout est de notre côté. Il ne peut y avoir une faute du même type au même endroit d'une même phrase d'un même texte s'il n'y a pas eu de copie! Nous (les 3 auteurs) nous permettons donc de conserver pour nous le produit fini jusqu'à la fin de l'écriture du manuscrit, de son dépôt et de sa protection avant sa publication en ligne ou en auto édition. J'espère avoir été compréhensible! Merci
"Son sort était à présent bel et bien scellé à cet établissement." ou
"Son sort était bel et bien scellé à cet établissement désormais"
Ne prenez pas ombrage de ma remarque cela m'a frappée. Bonne journée.
Amitiés
Violette
http://autoediter.aceboard.fr
n'hésite pas à t'inscrire
En tous les cas, bienvenue dans la communauté les auto-édités et là plus de soucis, ce que tu écris me plait et il n'y a pas de raison que ça change...
J'ai lancé un petit débat sur mon blog : la différence entre écrivain et ramancier...
big bisous
Je suis désolée mais j'ai du refuser votre blog dans ma communauté qui se veut humoristique... Et dérisoire ! Et dans laquelle on tente de tourner la quotidien à la dérision pour se sentir mieux et ne pas déprimer, au contraire disposer d'un angle de vue oblique :)
Je n'ai donc pas pu accepter ce blog très bien écrit par ailleurs, mais qui n'est pas du tout dans l'optique que je recherche, car trop grave et traité comme tel.
Bonne journée et bonne continuation !
Bonjour!
Je n'ai pas eu le temps de venir fare un tour dans votre blog, je le ferai tout à l'heure, mais avant je voulais répondre à votre commentaire! Comme je vous comprends, ma chère Enoa, mais où voyez-vous des editeurs qui ne veulent pas publier des jeunes auteurs qui ne seront pas rentables? Et les auteurs publiés alors chez Grasset, etc, Les libres publiés sur Sarkozy, sur Segolène, sur Jospin et DES uns ou des autres? Ce ne sont pas des oeuvres de...création? Et les nègres qui les ont écrits pour eux, n'ont-ils rien créé, ne serait-ce que le langage?, bien sûr que ça existe les éditeurs qui aiment la CREATION! et ... le pognon! Et beaucoup des gens qui les achètent, comme s'ils achetaient "Femme actuelle", "Elle", "Marie-Claire" (c'est mieux pour certains que d'avoir acheté "La Veillée des Chaumières") et etc...! La culture française est en net recul, on traduit beaucoup (tant mieux pour les universitaires sollicités pour ce faire...)parce qu'il paraît qu'en France on n'écrit plus...! Alors, VIVE l'INTERNET! Non, permettez-moi de vous dire que maintenant je ne connais plus le mot EDITEUR, il n'y a qu'un seul nom qui me vient à l'esprit MARCHAND DES FRITES! C'est plus... rentable et on travaille plus... pour gagner... plus de pognon, et moins de culture. C'est l'Amérique et son El Dorado! En tout cas, je ne dépends pas des gens comme ça, je suis totalement indépendante et je n'ai pas besoin de vendre beaucoup, car pour moi c'est un plaisir de faire ce que je fais. Je vous souhaite bonne chance ma chère Enoa...
Et ma chance je l'ai déjà, la preuve réside dans ce blog! Pas besoin d'un éditeur qui va changer toute l'histoire que j'écris sous des prétextes quelconques et dans lequel je ne reconnaitrai plus mon manuscrit!
Texte excellent et superbes tournures de phrases.
Amitiés
Violette
Au plaisir de te lire,
Amitiés,
Alaligne
C'est avec un grand plaisir que je t'acceil dans la communauté des Rêveurs naïfs. Tu as un grand talent d'écriture et je pense que tu devrais te faire publier.
Je te souhaite un bon week end, amicalement.
Michel
Merci de ton passage ;)
A bientôt ,
vivement la suite.....
c'est chouette de pouvoir suivre la genèse d'un manga...bon courage, et bienvenue dans la communauté "écrire"!